Les garanties d'une assurance emprunteur

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Sommaire

Un contrat d'assurance de prêt comporte des garanties destinées à vous protéger en cas d'aléas de la vie : décès, perte totale et irréversible d'autonomie, invalidité permanente et incapacité temporaire de travail. Vous souhaitez en savoir plus sur ces garanties et leur rôle ? On vous explique tout.

A quoi sert l'assurance de prêt immobilier ?

La souscription d'une assurance emprunteur sécurise votre crédit immobilier et garantit le remboursement du prêt à la banque en cas d'aléas de la vie comme un accident ou une maladie.

Que couvre l'assurance emprunteur ?

L'assurance de prêt immobilier couvre différents types de garanties :

  • En cas de décès de l’emprunteur ou de Perte Totale et Irréversible (PTIA), l’assureur rembourse au préteur le capital du prêt restant dû. Il en est de même généralement en cas d’Invalidité Permanente Totale (IPT).
  • En cas d’Invalidité Permanente Partielle (IPP) et d’Incapacité Temporaire et Totale de travail (ITT), les garanties prennent en charge le remboursement des échéances de prêt.
  • La garantie Perte d’Emploi est proposée à titre facultatif. Elle permet la prise en charge totale ou partielle des échéances de remboursement dues ou le report des échéances jusqu’à la fin de la garantie, ou lorsque l’assuré reprend une activité rémunérée.

Quel est le coût moyen d'une assurance de crédit ?

Le coût d’une assurance de crédit immobilier représente en moyenne entre 25 et 35 % du coût total du prêt. Le prix d’une assurance de prêt immobilier dépend de plusieurs facteurs comme le montant de l'emprunt, votre profil emprunteur ou encore le niveau de garanties.

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Les garanties Décès et Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA)

  • La garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) et la garantie décès sont obligatoires, indissociables et systématiquement exigées par les banques, quel que soit le type de projet immobilier envisagé (acquisition d’une résidence secondaire, investissement locatif ou encore achat de locaux professionnels...).

Seules les morts dites naturelles (par exemple provoquées par une maladie) ou accidentelles (accident de la route) sont prises en charge. Le Code des assurances exclut tout décès dû à un acte intentionnel de l’assuré (tentative de suicide) ou à son comportement illégal ou irresponsable.

Indissociable de la garantie décès, la garantie Perte Totale et Irréversible d’Autonomie couvre le cas d’invalidité le plus lourd, correspondant à la 3ème catégorie de la Sécurité Sociale. La garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) est généralement déclenchée en cas d’inaptitude totale et irréversible d’exercer une activité professionnelle suite à une maladie ou un accident et que votre état de santé nécessite d’avoir recours à l’assistance d’une tierce personne pour effectuer au moins 3 des 4 actes de la vie courante (se laver, se déplacer, se nourrir, se vêtir).

Que devient un crédit à la consommation en cas de décès ?

En cas de décès de l'emprunteur, plusieurs scénarios sont possibles pour un crédit à la consommation. Si une assurance décès a été souscrite, l'assureur prend en charge le solde restant dû. Cette prise en charge peut être totale ou partielle, en fonction de la quotité assurée.
En l'absence d'assurance décès, la dette peut être intégrée à la succession de l'emprunteur. Les héritiers devront décider s'ils acceptent la succession, avec les dettes incluses, ou s'ils la refusent. Dans certains cas, le conjoint survivant co-souscripteur du prêt se retrouve responsable du remboursement.

Quelle indemnisation en cas de PTIA ?

En cas de maladie ou d’accident entraînant la perte d’autonomie, la compagnie d'assurance vous demande de passer un examen médical auprès de son médecin-conseil. Lorsque votre état de santé est stabilisé et votre taux d’invalidité consolidé, l’assurance prend le relais, puisque vous ne pouvez plus exercer aucune activité professionnelle rémunérée.

Selon les assureurs, 2 modalités d’indemnisation sont envisageables :

  • Le remboursement du capital restant dû : l’assurance prend en charge le remboursement de l’intégralité de votre crédit immobilier à la banque, vous n’avez donc plus de prêt en cours. Ce cas de figure est privilégié si les chances de rétablissement sont minimes.
  • Le remboursement des échéances de prêt : l’assureur paie à votre place, chaque mois, vos mensualités de prêt. Le crédit se poursuit jusqu’à son terme. Toutefois, les remboursements de l’assureur cessent si une amélioration significative de l'état de l’emprunteur est constatée.

La garantie Invalidité Permanente Partielle (IPP)

La garantie IPP est une garantie facultative de l'assurance emprunteur : elle est proposée en option dans les contrats d’assurance emprunteur et vous n’êtes pas obligé d’y souscrire.

L'Invalidité Permanente Partielle est généralement constatée lorsque l'assuré, à la suite d'une maladie ou un accident présente un taux d'invalidité égal ou supérieur à 33 % mais inférieur à 66 % et ce, après consolidation de son état de santé. En conséquence, il se trouve dans l'impossibilité permanente et définitive d'exercer la profession qu'il avait auparavant. En revanche il peut tout de même reprendre une activité aménagée.

En tout état de cause, la garantie cesse si l'assuré reprend une activité professionnelle à temps plein. Elle cesse également s'il est reconnu par le médecin de la Sécurité sociale, en état d'Invalidité Permanente Totale ou de perte totale et irréversible d'autonomie. Dans ce cas en effet, ce sont les autres garanties qui entrent en vigueur : IPT si l'assuré l'a souscrite, PTIA.

En deçà de 33% d'invalidité, aucune prise en charge n'est prévue, la personne est considérée apte à effectuer un travail rémunéré.

Comment fonctionne la garantie IPP (Invalidité Permanente Partielle) ?

La garantie Invalidité Permanente Partielle de votre contrat d'assurance a des conditions d'application et des critères d'évaluation différents de ceux de la Sécurité sociale, du médecin du travail et des organismes sociaux. Chaque assureur possède son propre barème qui lui permet de calculer le taux d’invalidité en croisant le taux d’invalidité fonctionnelle et le taux d’invalidité professionnelle.

Lorsque la garantie IPP s’applique, l’assurance prend en charge une part variable des mensualités du prêt, en fonction du taux d’invalidité de l’assuré et de la quotité souscrite.

  • Si vous empruntez seul : vous êtes couvert à 100 % et remboursé à 100 % (sous réserve des conditions et limites de garanties précisées dans la notice) ;
  • Si vous empruntez à 2 (co-emprunteurs) et que vous avez choisi une quotité à 50% pour chacun par exemple : le remboursement sera de 50 %, les 50 % restants seront à la charge du co-emprunteur.

Comment est déterminé le taux d’invalidité de l’IPP par les assureurs ?

A l’issue de la date de consolidation de votre état (c’est-à-dire lorsque votre état de santé est devenu stable après l’accident ou l’apparition de la maladie ayant entraîné l’invalidité), une expertise médicale est effectuée par un médecin indépendant désigné par l’assureur (dûment agréé et habilité). Celui-ci réalise le calcul de votre taux d’invalidité, tel que défini par la garantie IPP dans le contrat d’assurance de prêt, en combinant :

  • Le taux professionnel qui renvoie aux difficultés dans l’exercice de votre métier en tenant compte ou non des possibilités de reclassement dans une profession différente. Il s’agit d’un taux qui détermine la possibilité ou l’impossibilité pour l’assuré de continuer à travailler,
  • Le taux fonctionnel qui renvoie à la diminution de capacité physique, aux difficultés à réaliser les gestes de la vie quotidienne : se déplacer, se nourrir, se laver, s’habiller etc.

L’expert se base sur le barème médical précisé dans le contrat d’assurance emprunteur, fixé librement par chaque compagnie d’assurance.

Exemple de taux d'invalidité fonctionnelle

Sinistre : Taux d'invalidité :
Perte d'un doigt (hors pouce) de 5 à 8 %
Pose d'une prothèse au genou 10 %
Perte des cinq orteils 15 %
Perte d'une jambe 40 %
Perte de la vision d'un oeil de 20 à 25 %
Perte d'un pied 30 %
Perte de la main (pour un droitier) de 40 à 50 %
Perte complète de l'audition 60 %
Perte totale de la locomotion 65 %
Cécité 85 %

En fonction des clauses du contrat, le taux d’incapacité professionnelle peut-être établi en fonction de la profession exercée par l’assuré avant la maladie ou à l’accident (par exemple, un chirurgien qui se sectionnerait un doigt). Il tient compte des possibilités qu’il lui reste d’exercer cette profession, en faisant abstraction des possibilités de reclassement et d’exercice d’une autre activité.

Quelle différence avec l'IPT (Invalidité Permanente Totale) ?

  • Si le taux d’invalidité est compris entre 33 % et 66 %, vous serez déclaré en IPP.
  • Si le taux d’invalidité est supérieur à 66%, vous êtes considéré en IPT.

En deçà de 33 %, aucune prise en charge n’est prévue, vous êtes jugé apte à effectuer un travail rémunéré. Vous avez la possibilité de demander une nouvelle expertise lorsque vous n’êtes pas d’accord avec l’avis du médecin. Cette contre-expertise se fera à vos frais.

La garantie Invalidité Permanente Totale (IPT)

L'Invalidité Permanente Totale est généralement constatée lorsque l'assuré, à la suite d'une maladie ou un accident et, après consolidation de son état de santé, présente un taux d'invalidité égal ou supérieur à 66 %. Cette invalidité l'empêche de reprendre toute activité professionnelle, même de surveillance ou de direction, susceptible de lui procurer salaire, gain ou profit.

En cas d'IPT, l'assurance emprunteur prend en charge le remboursement du capital restant dû par l'assuré selon la quotité prévue, ou de ses loyers s'il s'agit d'un crédit-bail. Attention, dans ce cas, toute reprise d'activité professionnelle, même partielle, entraîne la cessation complète de la prise en charge.

Le calcul des taux d'invalidité

Le taux d'invalidité en assurance emprunteur est fixé, suite à une expertise médicale et en référence à un tableau annexé au contrat d'assurance.

Les taux d'IPT ou d'IPP sont calculés en fonction du taux d'incapacité fonctionnelle et du taux d'incapacité professionnelle.

Le taux d'incapacité fonctionnelle est basé uniquement sur la diminution de capacité physique de l'assuré, consécutive à l'accident ou à la maladie, à exercer les gestes de base de la vie courante (se nourrir, se vêtir, se déplacer, se laver), hors de toute considération professionnelle. Il n'est pas défini par les assureurs mais selon un barème en vigueur au jour de constatation de l'état d'invalidité.

En fonction des clauses du contrat, le taux d'incapacité professionnelle peut être établi en fonction de la profession exercée par l'assuré avant la maladie ou à l'accident (par exemple, un chirurgien qui se sectionnerait un doigt). Il tient compte des possibilités qu'il lui reste d'exercer cette profession, en faisant abstraction des possibilités de reclassement et d'exercice d'une autre activité.

Les conditions de la prise en charge

Dans tous les cas, les garanties IPT ou IPP d'une assurance emprunteur ne fonctionnent que si l'assuré exerçait bien une activité professionnelle rémunérée le jour où son état d'invalidité a été médicalement constatée ou percevait des allocations de chômage du Pôle emploi ou de tout organisme assimilé ou des prestations au titre d'un régime privé d'assurance chômage.

La garantie ITT (Incapacité Temporaire et Totale de travail)

La garantie ITT, ou Incapacité Temporaire et Totale de Travail, protège l'emprunteur en cas d'arrêt de travail prolongé dû à une maladie ou un accident. Elle prend en charge les mensualités de prêt pendant la période d'incapacité.

Pour bénéficier de cette garantie, l'emprunteur doit fournir divers documents à son assureur, tels qu'un avis d'arrêt de travail et un certificat médical détaillé. En cas de co-emprunteurs, l'indemnisation se fait proportionnellement à la quotité assurée de chacun.

La garantie ITT peut porter sur l'impossibilité d'exercer sa profession, ou sur l'impossibilité d'exercer toute profession. Cette nuance est importante. Le premier cas est le plus protecteur. C'est d'ailleurs le choix d'une majorité d'assureurs qui reprennent le critère énoncé par le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) selon lequel « pour une personne en activité, évaluation en fonction de la profession exercée au jour du sinistre ». En effet, dans le second cas l'assureur peut refuser l'indemnisation dès lors que l'assuré est jugé apte à exercer un autre métier que le sien.

La garantie peut également couvrir, plus largement, l'impossibilité, pour l'assuré n'ayant plus d'activité professionnelle rémunérée au jour du sinistre, de se livrer à ses activités habituelles en raison d'une maladie ou d'un accident.

Quelle indemnisation pour la garantie ITT ?

Pour être indemnisé par la garantie ITT de votre assurance emprunteur, vous devez tout d’abord faire une déclaration de sinistre à votre assureur. Selon votre situation, plusieurs justificatifs pourront vous être demandés :

  • Votre avis d’arrêt de travail fourni par un médecin ;
  • Un certificat médical détaillant les causes de votre arrêt ;
  • Une déclaration d’accident ;
  • Le décompte des indemnités journalières.

Une fois ces éléments reçus, votre compagnie d'assurance désignera un médecin expert qui validera votre dossier ou vous fera passer, si nécessaire, un examen médical, pour constater votre incapacité de travail.

Une fois votre état validé par ce médecin-conseil, l’assureur prendra en charge vos mensualités de prêt et remboursera la banque à votre place pendant la durée de votre arrêt de travail en fonction du mode d’indemnisation choisi à la signature de votre contrat.

Il existe en effet 2 modes d'indemnisation :

  • Le principe indemnitaire : la garantie ITT ne vous couvre qu’à hauteur de votre perte de revenus. Elle prend également en compte les éventuelles indemnités versées par les organismes sociaux pendant votre arrêt de travail. Si vous bénéficiez d’un maintien de salaire pendant votre arrêt de travail, vous ne serez donc pas indemnisé par votre assurance de prêt.
  • Le principe forfaitaire ; peu importe que vous ayez subi ou non une perte de salaire, la garantie ITT couvrira le montant forfaitaire prévu. Dans cette hypothèse, que vous ayez ou non subi une perte de revenu liée à votre arrêt de travail, vous serez donc indemnisé.

Applicable à une situation non permanente, l’ITT ne prendra pas en charge le paiement du capital restant dû, comme peuvent le faire les garanties décès et PTIA : à la fin de son arrêt de travail, l’assuré reprendra le remboursement des mensualités de son prêt immobilier. L’assureur ne prend donc en charge que le paiement des mensualités du crédit pendant la période d'incapacité, à hauteur de la quotité d'assurance souscrite.

La garantie Perte d' Emploi

La garantie Perte d'emploi est une garantie optionnelle de l’assurance emprunteur, celle-ci permet de prendre en charge les mensualités du prêt immobilier en cas de licenciement et concerne les personnes qui étaient en CDI et non en période d’essai.

Sa prise en charge peut être effectuée de 2 manières différentes :

  • le remboursement des mensualités du prêt,
  • le versement d’une indemnité directement à l’assuré destinée à régler les échéances.

Prêt à la consommation et garantie perte d'emploi

La garantie perte d'emploi, bien que facultative, peut s'avérer pertinente pour sécuriser un prêt à la consommation. Elle permet de prendre en charge, sous condition, partiellement ou totalement, les mensualités du crédit.

Quelles sont les exclusions des garanties invalidité ?

Tous les contrats de garantie emprunteur prévoient des exclusions de garanties, c’est-à-dire des sinistres dont le remboursement n’est pas pris en charge.

Il existe 2 grandes catégories d'exclusions : les exclusions légales (également appelées exclusions de garanties générales) et les exclusions contractuelles qui sont propres à chaque assureur.

Les exclusions légales

Les exclusions légales correspondent aux conséquences de faits exceptionnels (guerre civile ou étrangère, émeute, acte de terrorisme, explosion nucléaire ou sabotage) ainsi qu'aux faits volontaires de l'assuré (délit, crime, rixe, fraude, tentative d'escroquerie, prise de drogues, accident en état d'ivresse ou consommation de médicaments non prescrits par un professionnel de santé). Le suicide de l'assuré constitue un cas particulier.

Le cas particulier du suicide de l'assuré

Aucune indemnisation n'est due si l'assuré se suicide au cours de la première année d'assurance. Le risque de suicide est cependant couvert dès la souscription et dans la limite d'un plafond de 120 000 euros lorsque le prêt immobilier est destiné à financer l'acquisition de la résidence principale. A l'issue de la première année, le suicide sera couvert par le contrat.

Les exclusions contractuelles

Les exclusions contractuelles sont, elles, liées à votre profil emprunteur : votre âge, votre profession (notamment si vous exercez un métier à risques), vos loisirs (en particulier si vous pratiquez un ou plusieurs sports extrêmes), votre état de santé... La liste de ces critères diffère selon chaque compagnie d'assurance.

Les délais de carence et de franchise

Les contrats d’assurance crédit incluent généralement des délais de carence et de franchise, durant lesquels le risque n’est pas couvert (pas de remboursement).

La franchise correspond à un certain nombre de jours non indemnisés tandis que le délai de carence est la période en deçà de laquelle la garantie n’est pas encore effective (6 ou 12 mois), mais il ne s’applique pas si l’invalidité est due à un accident.

Une durée maximale d’indemnisation ou une date limite peuvent également s’appliquer.

Dans de rares cas, l’assureur réclame le remboursement des échéances avancées par l’assurance lorsqu’il retrouve une activité rémunérée.

Loi Lemoine et assurance emprunteur

Entrée en vigueur en 2022,la loi Lemoine simplifie le marché de l’assurance emprunteur, notamment en assouplissant les conditions de résiliation.

Quand peut-on changer d'assurance emprunteur ?

Depuis la loi Lemoine de 2022, cette faculté de résiliation de votre assurance emprunteur n’est soumise à aucune condition de délai ni aucun formalisme et peut se faire par tous moyens : lettre simple ou recommandée, email, espace client, déclaration faite au siège social ou chez le représentant de l'assureur, ou par tout autre moyen prévu au contrat.

Comment changer d'assurance de prêt immobilier ?

Pour changer 'l'assurance de votre prêt immobilier, vous devrez :

  • envoyer votre demande de résiliation à votre assureur accompagnée du certificat d’adhésion remis par votre nouvel assureur, ainsi que des conditions générales et particulières de votre nouvelle assurance de prêt.
  • indiquer à l'assureur la date de prise d'effet du nouveau contrat d'assurance accepté par votre banque.

Si votre demande correspond aux conditions de votre banque, cette dernière devra modifier votre contrat de prêt dans un délai de 10 jours à compter de la réception de votre courrier.

Une fois le nouveau contrat d'assurance emprunteur validé par votre banque, votre assureur ne peut pas s’opposer à la résiliation de votre contrat initial.

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Quel est le taux d'invalidité pour un diabète de type 1 ?

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Le taux d'invalidité reconnu pour un diabète de type 1 varie selon l'état de santé du patient diabétique, l'impact du diabète sur ses capacités fonctionnelles et les complications associées. Cardif, assureur, vous explique.

Quel est le taux d'invalidité pour un diabète de type 1 ? en bref

  • Le diabète de type 1 ne donne pas automatiquement droit à une invalidité : l’évaluation dépend surtout des complications et de l’impact sur l’autonomie et le travail.
  • Un diabète équilibré sans complications est généralement reconnu entre 15% et 30%, tandis que des complications sévères peuvent faire monter le taux entre 50% et 80%, voire plus dans les cas extrêmes.
  • En assurance emprunteur, ce taux conditionne l’activation des garanties (IPP 33–66%, IPT ≥66%, PTIA si perte totale d’autonomie), et l’ALD ne déclenche pas automatiquement une indemnisation.

Dans quel cas le diabète peut-il donner droit à une reconnaissance d'invalidité ?

La reconnaissance d'invalidité pour un diabète de type 1 n'est pas automatique et dépend de plusieurs facteurs déterminants. L'évaluation se fait au cas par cas, en tenant compte de l'impact réel de la maladie sur votre capacité de travail et votre autonomie au quotidien.

Le diabète peut ouvrir droit à une reconnaissance d'invalidité lorsqu'il entraîne des complications sévères qui limitent significativement votre activité professionnelle. Les diabètes avec complications comme la rétinopathie diabétique, l'insuffisance rénale, les neuropathies ou les problèmes cardiovasculaires sont particulièrement pris en compte dans l'évaluation de certains états séquellaires.

Ces complications peuvent générer un handicap significatif, les complications rendant difficile voire impossible l'exercice d'une activité professionnelle dans des conditions normales de travail.

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Quel est le taux d'invalidité pouvant être reconnu pour cette maladie ?

Le taux d'invalidité pour un diabète de type 1 s'établit selon une grille d'évaluation. Pour un diabète de type 1 équilibré sans complications majeures, le taux d'incapacité se situe généralement entre 15% et 30%. Ce taux reflète principalement les contraintes quotidiennes du traitement et la surveillance constante nécessaire. Les patients dans cette situation peuvent continuer à exercer une activité professionnelle avec quelques aménagements.

Lorsque des diabètes avec complications sévères apparaissent, le taux peut augmenter significativement. Un patient présentant une rétinopathie diabétique avancée, une insuffisance rénale chronique ou des neuropathies invalidantes peut se voir attribuer un taux d'invalidité de 50% à 80%. Dans les cas les plus graves, avec une incapacité totale de travailler et un recours à l'assistance d'une tierce personne, le taux peut atteindre 80% ou plus.

Les garanties de l'assurance emprunteur peuvent-elles être utiles en cas de diabète de type 2 ?

L'assurance emprunteur constitue une protection essentielle pour les personnes diabétiques ayant contracté un prêt immobilier. Les garanties proposées peuvent s'avérer particulièrement pertinentes en cas de complications liées au diabète.

L'Invalidité Permanente Partielle (IPP)

La garantie Invalidité Permanente Partielle (IPP) intervient lorsque votre taux d'invalidité se situe entre 33% et 66%, vous empêchant d'exercer votre activité professionnelle à temps plein.

L'Invalidité Permanente Totale (IPT)

La garantie Invalidité Permanente Totale (IPT) s'applique lorsque vous êtes définitivement inapte à toute activité professionnelle, avec un taux d'invalidité généralement compris entre 66% et 99%. Un patient diabétique en incapacité totale avec besoin d'assistance régulière peut bénéficier de cette protection qui prend en charge le remboursement du capital restant dû.

La Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA)

La garantie Perte Totale et Irréversible d'Autonomie (PTIA) représente le niveau de protection le plus élevé. Elle s'active lorsque l'état de santé nécessite le recours à l'assistance d'une tierce personne pour accomplir au moins 3 des 4 actes essentiels de la vie quotidienne : se laver, se vêtir, se mouvoir, s’alimenter. Bien que rare pour le diabète seul, cette situation peut survenir en cas de complications multiples sévères.

L'Incapacité Temporaire de Travail (ITT)

La garantie Incapacité Temporaire de Travail (ITT) couvre les périodes d'arrêt de travail temporaires. Pour un diabétique, cela peut concerner les hospitalisations pour déséquilibre glycémique sévère, les interventions chirurgicales liées aux complications ou les périodes de convalescence.

Le diabète est-il une maladie longue durée ?

Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 figurent effectivement sur la liste des Affections Longue Durée (ALD) établie par l'Assurance maladie. La reconnaissance en ALD pour le diabète s'obtient sur demande de votre médecin traitant, qui établit un protocole de soins détaillant les traitements nécessaires. Cette reconnaissance facilite considérablement la gestion financière de la maladie, les dispositifs médicaux (pompes à insuline, capteurs de glycémie, bandelettes) étant intégralement remboursés.

L'ALD diabète couvre l'ensemble des soins directement liés à la pathologie : consultations spécialisées, examens biologiques, hospitalisations, médicaments antidiabétiques et insuline. Les complications du diabète sont également prises en charge dans ce cadre, qu'il s'agisse de soins ophtalmologiques, néphrologiques ou podologiques.

Cette reconnaissance administrative ne préjuge pas d'un taux d'invalidité mais témoigne du caractère chronique et potentiellement invalidant de la maladie. Elle constitue souvent une première étape avant une éventuelle demande d'invalidité auprès de la MDPH ou de la Sécurité sociale.

Quelles sont les 3 catégories d'invalidité selon la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ?

La MDPH utilise un système d'évaluation spécifique qui diffère des catégories d'invalidité de la Sécurité sociale.

Catégorie 1

La première catégorie d'invalidité correspond aux personnes capables d'exercer une activité professionnelle rémunérée malgré une réduction d'au moins deux tiers de leur capacité de travail. Pour un diabétique, cela peut correspondre à une situation où la maladie permet encore un travail à temps partiel ou dans des conditions aménagées, avec une capacité de travail réduite mais existante.

Catégorie 2

La deuxième catégorie concerne les personnes dans l'incapacité totale d'exercer une profession quelconque. Les diabétiques présentant des complications multiples sévères, rendant impossible tout maintien dans l'emploi, relèvent généralement de cette catégorie. Le degré d'invalidité reconnu dépasse alors les 66%.

Catégorie 3

La troisième catégorie s'applique aux personnes qui, en plus d'être dans l'impossibilité de travailler, ont besoin de l'assistance d'une tierce personne pour les actes essentiels de la vie. Cette situation de handicap extrême peut survenir en cas de cécité diabétique associée à d'autres complications graves nécessitant un recours à l'assistance permanent.

Combien touche-t-on d'indemnités en invalidité ?

Les indemnités perçues en cas d'invalidité dépendent de plusieurs facteurs : votre catégorie d'invalidité, vos revenus antérieurs et votre situation personnelle. Le système français prévoit différents dispositifs d'aide financière pour compenser la perte de revenus liée à l'invalidité.

L'indemnité en cas d'impossibilité d'avoir un travail

La pension d'invalidité de catégorie 2, correspondant à une impossibilité totale de travailler, s'élève à 50% de votre salaire annuel moyen calculé sur vos 10 meilleures années de salaire. Le montant minimal des pensions est fixé à 311,56 euros par mois en 2024, tandis que le maximum ne peut dépasser 50% de la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 1 932 euros mensuels.

Pour les bénéficiaires de catégorie 3 nécessitant l'aide d'une tierce personne, une majoration pour tierce personne s'ajoute à la pension de base. Cette majoration s'élève à 1 210,90 euros par mois en 2024, portant le revenu mensuel total à un niveau plus substantiel.

L'Allocation Supplémentaire d'Invalidité (ASI) peut compléter ces revenus si vos ressources restent insuffisantes. L'ASI à taux plein atteint 761,76 € euros par mois pour une personne seule en 2026. Cette allocation est soumise à conditions de ressources et varie selon votre situation familiale.

Le montant de la retraite en ALD

La reconnaissance en ALD n'ouvre pas droit automatiquement à une retraite anticipée, mais facilite l'accès à certains dispositifs. Les personnes en ALD peuvent, sous conditions, bénéficier d'une retraite pour inaptitude au travail dès 62 ans à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

Le montant de la retraite dépend alors de vos trimestres validés et de vos revenus de carrière. Les périodes d'invalidité sont assimilées à des périodes d'assurance, permettant de valider des trimestres sans cotisation. Chaque trimestre civil comportant le versement de la pension d'invalidité compte pour la retraite.

Peut-on toucher l'AAH pour un diabète de type 1 ?

L'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) constitue une aide financière possible pour les diabétiques dont le taux d'incapacité atteint au moins 50%. Le montant de l'AAH s'élève à 1016,05 € euros par mois en 2026 pour une personne sans ressources.

Pour bénéficier de l'AAH avec un taux entre 50% et 79%, vous devez prouver une restriction durable pour l'accès à l'emploi. Les diabétiques avec complications modérées mais impactantes peuvent y prétendre si leur situation de handicap limite réellement leurs possibilités professionnelles.

Avec un taux d'au moins 80%, l'AAH est accordée sans condition relative à l'emploi. Les conditions d'admissibilité incluent également des critères d'âge (plus de 20 ans) et de ressources. Le montant varie selon votre situation familiale et vos autres revenus.

Quelles sont les autres aides financières pour un diabétique de type 2 ?

Au-delà des allocations principales, plusieurs aides financières spécifiques peuvent soutenir les personnes diabétiques. La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) finance les besoins liés à la perte d'autonomie : aides humaines, techniques, aménagement du logement, transport, charges exceptionnelles.

Les associations spécialisées et associations de patients proposent également des aides ponctuelles : soutien pour l'acquisition de matériel spécifique non remboursé, aide aux vacances adaptées, financement de formations. La Fédération Française des Diabétiques oriente vers ces dispositifs selon les besoins.

Votre mutuelle peut proposer des forfaits complémentaires pour les dispositifs médicaux onéreux ou les consultations spécialisées. Certaines entreprises offrent des aides via leur action sociale : primes spécifiques, maintien de salaire prolongé, participation aux frais médicaux.

Comment obtenir un taux d'invalidité de 50 % quand on a du diabète ?

L'obtention d'un taux d'invalidité de 50% pour un diabète nécessite une préparation minutieuse de votre dossier MDPH et une documentation complète de l'impact de la maladie sur votre vie quotidienne et professionnelle.

La première étape consiste à obtenir un certificat médical détaillé de votre médecin traitant et de vos spécialistes (diabétologue, ophtalmologue, néphrologue selon vos complications). Ce certificat doit décrire précisément vos symptômes fonctionnels, la fréquence des hypoglycémies, les complications présentes et leur retentissement sur vos capacités.

Votre dossier doit mettre en évidence les limitations concrètes dans votre vie quotidienne : difficultés pour conduire en raison des hypoglycémies, impossibilité d'exercer certains métiers, contraintes horaires liés aux injections et contrôles, fatigue chronique impactant votre capacité de travail. Les douleurs chroniques liées aux neuropathies doivent être documentées par des comptes-rendus médicaux.

Quelle est la liste des 30 maladies invalidantes reconnues par la MDPH ?

Voici la liste des maladies invalidantes, pouvant notamment donner droit à une pension d'invalidité suite à des complications éventuelles :

  • Cancer
  • Diabète
  • Sclérose en plaques
  • Maladie de Parkinson
  • Épilepsie
  • Insuffisance cardiaque sévère
  • Insuffisance respiratoire chronique
  • Insuffisance rénale chronique
  • Maladie d’Alzheimer
  • Troubles bipolaires
  • Schizophrénie
  • Dépression sévère chronique
  • Autisme (troubles du spectre autistique)
  • Déficience intellectuelle
  • Paralysie cérébrale
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Spondylarthrite ankylosante
  • Lupus érythémateux systémique
  • Myopathies
  • Dystrophies musculaires
  • Sclérose latérale amyotrophique (SLA)
  • Accident vasculaire cérébral avec séquelles
  • Traumatisme crânien avec séquelles
  • Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Crohn, RCH)
  • VIH/SIDA
  • Hépatites chroniques sévères
  • Maladies rares invalidantes
  • Troubles anxieux sévères
  • Troubles obsessionnels compulsifs sévères
  • Troubles du comportement alimentaire sévères
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